{"version":"1.0","provider_name":"","provider_url":"https:\/\/www.robeecltd.com\/en","author_name":"Robeec Ltd","author_url":"https:\/\/www.robeecltd.com\/en\/author\/robeec\/","title":"Plaidoyer pour une apiculture juste - Partie 2 |","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"0zFSDQMVe5\"><a href=\"https:\/\/www.robeecltd.com\/en\/plaidoyer-pour-une-apiculture-juste-partie2\/\">Plaidoyer pour une apiculture juste &#8211; Partie 2<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/www.robeecltd.com\/en\/plaidoyer-pour-une-apiculture-juste-partie2\/embed\/#?secret=0zFSDQMVe5\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"&#8220;Plaidoyer pour une apiculture juste &#8211; Partie 2&#8221; &#8212; \" data-secret=\"0zFSDQMVe5\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script>\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/www.robeecltd.com\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n<\/script>","thumbnail_url":"https:\/\/www.robeecltd.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/DSCF0025-scaled.jpg","thumbnail_width":2560,"thumbnail_height":1707,"description":"Il faut bien d\u00e9marrer du sujet par un point d\u2019entr\u00e9e&#8230; La premi\u00e8re priorit\u00e9 pour tout apiculteur souhaitant installer un rucher devrait \u00eatre l&rsquo;\u00e9tude approfondie de la capacit\u00e9 apicole du territoire environnant. Il est essentiel de prendre en compte le potentiel floral en termes de pollen, de nectar, ainsi que la disponibilit\u00e9 de l&rsquo;eau et m\u00eame la r\u00e9colte de propolis. Ces crit\u00e8res sont indispensables pour d\u00e9terminer l&#8217;emplacement optimal des ruches. Leur nombre d\u00e9pendra des r\u00e9sultats de cette approche pr\u00e9liminaire. Il est important de noter que chaque esp\u00e8ce v\u00e9g\u00e9tale a sa propre p\u00e9riode de floraison. Pour l&rsquo;installation d&rsquo;un rucher s\u00e9dentaire, il faut tenir compte de la diversit\u00e9 des v\u00e9g\u00e9taux pr\u00e9sents, de leur importance et de l&rsquo;\u00e9talage des floraisons tout au long de l\u2019ann\u00e9e afin de couvrir une p\u00e9riode de butinage aussi longue que possible. En ce qui concerne les ruchers transhumants (malheureusement ils existent), m\u00eame si le potentiel mellif\u00e8re est \u00e9lev\u00e9 et permet l&rsquo;installation de nombreuses ruches \u00e0 un moment donn\u00e9, il est crucial de respecter les crit\u00e8res d&rsquo;espacement et d&rsquo;orientation qui garantissent aux ouvri\u00e8res un retour facile dans leur colonie. Pour imager le propos, il est facile d\u2019observer des ruchers situ\u00e9s en bordure de champs de lavande dans le sud de la France. Une fois la coupe des fleurs effectu\u00e9e, il n&rsquo;y a pratiquement plus rien \u00e0 butiner sur des kilom\u00e8tres \u00e0 la ronde\u00a0; la Haute-Provence au mois de juillet est s\u00e8che, m\u00eame aride. Malheureusement, certains ruchers sont n\u00e9glig\u00e9s une fois la r\u00e9colte de miel termin\u00e9e, comme s&rsquo;ils \u00e9taient abandonn\u00e9s, sans aucun respect pour les ouvri\u00e8res et leur colonie. Cela engendre un stress absolu pour les abeilles. Pas d\u2019eau, pas de pollen, pas de nectar, rien qu\u2019une zone o\u00f9 il est impossible de survivre pour elles. Et que dire s\u2019il y a plus d\u2019une centaine de ruches au m\u00eame endroit. Cela d\u00e9montre l&rsquo;importance d&rsquo;une approche respectueuse de l&rsquo;apiculture bas\u00e9e sur la compr\u00e9hension des besoins des abeilles et de leur environnement. Les apiculteurs doivent prendre leurs responsabilit\u00e9s et s&rsquo;engager \u00e0 garantir des conditions de vie optimales pour leurs colonies. Cela implique aussi de comprendre le rythme naturel des floraisons et d&rsquo;adapter les pratiques apicoles en fonction de celles-ci. Il est \u00e9galement essentiel d&rsquo;\u00e9duquer et de sensibiliser les apiculteurs et les exploitants agricoles sur les cons\u00e9quences de leurs actions sur les abeilles et les \u00e9cosyst\u00e8mes. La collaboration entre berger d\u2019abeilles, agriculteurs et autres parties prenantes est n\u00e9cessaire pour cr\u00e9er des solutions durables et promouvoir un respect de la nature. Rentrons plus dans les d\u00e9tails\u00a0: Il existe une technique pr\u00e9cise pour quantifier la capacit\u00e9 d&rsquo;accueil de l&rsquo;environnement. Elle peut \u00eatre assez facilement calcul\u00e9e gr\u00e2ce au concept de potentiel utile de butinage (PUB). Les v\u00e9g\u00e9taux seront class\u00e9s de 1 \u00e0 5 pour leur pouvoir pollinif\u00e8re et idem pour leur capacit\u00e9 nectarif\u00e8re dans la zone r\u00e9elle de butinage qui entoure le rucher. Elle devra \u00eatre aussi \u00e9tudi\u00e9e. Tout cela sera mis en perspective sur le calendrier de l\u2019ann\u00e9e apicole. Continuons l&rsquo;exemple des vastes champs de lavande qui s&rsquo;\u00e9tendent \u00e0 perte de vue sur le plateau de Valensole dans les Pr\u00e9alpes du sud de la France. Vers le mois de juin, pendant une courte p\u00e9riode, au moment de la floraison de la fleur bleu, il existe un PUB tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 en production de nectar 4\/5, mais quasiment nul c\u00f4t\u00e9 pollen 1\/5 car les lavandes cultiv\u00e9es sont, la plupart du temps, des hybrides asexu\u00e9s\u00a0; surtout qu\u2019il n\u2019y a que tr\u00e8s peu d\u2019autres fleurs aux alentours. Il n\u2019est pas rare de constater un arr\u00eat de la ponte \u00e0 ce moment-l\u00e0. N\u00e9anmoins, compte tenu des surfaces cultiv\u00e9es, cela permet la pr\u00e9sence d&rsquo;un grand nombre de ruches si les colonies sont tr\u00e8s fortes et suivies avec le plus grand soin. C\u2019est fou et m\u00eame hallucinant qu\u2019il existe des ruchers de plusieurs centaines de colonies les unes \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres, d\u00e9pos\u00e9es \u00e0 m\u00eame le sol directement du camion de transhumance. V\u00e9ritable esclavagisme moderne. (voir photo) Cependant, d\u00e8s que les lavandes sont coup\u00e9es et malheureusement cela se produit souvent trop t\u00f4t dans le cycle de floraison pour les abeilles, le PUB change radicalement d\u2019un jour \u00e0 l\u2019autre pour devenir nul 0\/5 en nectar et pour le pollen, rien n\u2019a chang\u00e9 1\/5. Les colonies se retrouvent alors abandonn\u00e9es, sans possibilit\u00e9 de trouver de la nourriture dans un territoire semi-d\u00e9sertique. Elles ne peuvent qu\u2019en souffrir et \u00eatre profond\u00e9ment stress\u00e9es. En r\u00e9alit\u00e9, les abeilles ne se seraient jamais install\u00e9es naturellement dans un tel endroit. En plus de cela, certains apiculteurs n&rsquo;h\u00e9sitent pas \u00e0 laisser leurs ruches plusieurs semaines dans ce d\u00e9sert floral au PUB r\u00e9duit \u00e0 0\/5. La raison souvent \u00e9voqu\u00e9e semble surr\u00e9aliste, \u00ab\u00a0Pour l\u2019instant, je n\u2019ai pas d\u2019autre endroit o\u00f9 les mettre\u00a0\u00bb ou pire \u00ab\u00a0je n\u2019ai pas le temps\u00a0\u00bb, comme si g\u00e9rer ne devait pas \u00eatre synonyme de pr\u00e9voir&#8230; Les abeilles, avec grandes difficult\u00e9s, peuvent parcourir jusqu&rsquo;\u00e0 onze kilom\u00e8tres de distance pour collecter les \u00e9l\u00e9ments vitaux n\u00e9cessaires \u00e0 la survie de la colonie. Cependant, plus le butin est \u00e9loign\u00e9, plus le travail devient \u00e9puisant et dangereux pour elles. Il est donc essentiel d\u2019aborder le PUB avec tendresse et compassion. Il vaut mieux cr\u00e9er de plus petits ruchers, trouver des lieux en harmonie avec les colonies et organiser les visites, plut\u00f4t que de forcer les ouvri\u00e8res \u00e0 s\u2019ext\u00e9nuer pour trouver leur source de vie. En respectant ces crit\u00e8res, il est extr\u00eamement rare de calculer des PUB permettant de maintenir des ruchers s\u00e9dentaires de plus de 12 ruches. M\u00eame avec ce nombre r\u00e9duit, il est important de les espacer suffisamment pour diminuer au maximum la d\u00e9rive des abeilles d&rsquo;une ruche \u00e0 l&rsquo;autre et minimiser les interactions stressantes. La position et l&rsquo;orientation du rucher doivent \u00e9galement favoriser une harmonie optimale entre les colonies et leur environnement. L&rsquo;ensoleillement est essentiel pour la croissance et la sant\u00e9 des colonies mais pas trop non plus. L&rsquo;humidit\u00e9 du lieu doit \u00e9galement \u00eatre prise en compte, car celle-ci en trop grande quantit\u00e9 peut nuire et favoriser la propagation des maladies. Par contre la position des sources pour l\u2019approvisionnement en eau est cruciale car les abeilles en ont besoin pour s\u2019abreuver mais"}